16 mars 2017

Mon expérience de l'allaitement ou comment j'ai su renoncer et me déculpabiliser

S'il y a bien une question que l'on vous pose avant même que bébé soit né c'est si vous comptez l'allaiter. Sans pour autant être pro-allaitement mais étant convaincue que c'est ce qu'une maman peut offrir de mieux à son enfant je m'étais dit que j'allais au moins essayer.  C'est ce que j'ai fait... pendant 8 jours. Alors oui c'est extrêmement peu, mais même si l'allaitement reste un choix très personnel il arrive parfois que des éléments extérieurs viennent tout chambouler. On se met alors à culpabiliser... seulement dans le fond, le plus important c'est que bébé mange et puisse se développer normalement, non? Aujourd'hui, avec le recul, je n'ai aucun regrets... Si bien que j'ai eu envie de vous raconter mon histoire:


Avant de tomber enceinte je n'étais pas spécialement pour ou contre l'allaitement. Je n'avais absolument pas peur de la douleur cependant de nature réservée je ne m'imaginais pas pouvoir donner le sein en public, j'étais aussi assez réticente sur le fait d'être la seule à pouvoir nourrir mon enfant et donc de devoir être disponible H24... mais malgré tout j'étais absolument convaincue que le lait maternel reste ce qu'il y a de meilleur pour le bébé et étais prête à prendre sur moi pour son bien à lui. J'ai donc suivi le cours dédié à l'allaitement lors de ma préparation à l'accouchement, je me suis équipée (aperçu des produits qui m'ont servi juste iciet me suis renseignée sur l'allaitement afin d'être, au moins mentalement, prête pour le jour J. 

Puis Noah est arrivé et 
comme je le raconte dans le récit de sa naissance, à peine sorti du ventre on me l'a laissé en peau à peau un long moment, l'idéal pour lui proposer la fameuse "tétée d'accueil". Bien que la  maman ne dispose que de colostrum et pas encore de lait, cette tétée est primordiale puisqu'elle permet de transmettre au bébé des anti-corps. Et bien ce fut un échec, Noah n'arrivait pas à téter et s'endormait, "il est fatigué et se remet de l'accouchement" m'a-t-on-dit...  Une fois installés dans la chambre et après que nous ayons récupéré un peu tous les deux on a réessayé. Et là, même chose, il avait du mal à s'accrocher et quand il y parvenait, il s'endormait au bout de quelques minutes. Toutes les 2 heures une auxiliaire de puériculture passait pour m'aider à le mettre au sein mais Noah avait vraiment du mal. Avec les changements d'équipes, je pense que j'ai eu droit à tous les discours possibles et j'ai dû essayer toutes les positions (allongée, ballon de rugby...) mais rien n'y faisait. Si bien que Noah a commencé à perdre du poids...


Alors c'est tout à fait normal qu’un bébé allaité perde du poids les premiers jours puisque la maman n'a pas encore de lait, il est même toléré que le bébé perde jusqu'à 10% de son poids de naissance seulement, à la maternité où j'ai accouché, on n'a pas attendu qu'il atteigne cette limite pour lui donner des compléments, comprendre par là des biberons de lait artificiel. Et ça, clairement, je pense que ça a un peu ruiné mon allaitement

En effet, après avoir goûté à son premier complément, Noah a dû se dire "mais pourquoi s'embêter à essayer de téter au sein alors qu'avec le biberon ça coule tout seul? " puisqu'il était encore plus fainéant au moment des tétées! Sauf que s'il n'y a pas de stimulation, la montée de lait on peut toujours l'attendre :-/ Convaincue que mon lait serait meilleur pour mon enfant, j'ai donc demandé un tire-lait pour pouvoir stimuler ma lactation, mon idée était par la suite de tire-allaiter puisque Noah n'arrivait pas à téter au sein. Et là j'ai juste eu l'impression de passer pour une folle, on a essayé de me dissuader de le faire, que ça allait trop me fatiguer et qu'il valait mieux que je le passe au lait artificiel d'autant plus que monsieur était en train de faire une jaunisse.


Sauf que je suis très têtue et à force de réclamer j'ai fini par obtenir mon tire lait! J'ai donc "tiré mon lait" toutes les 3h, de jour comme de nuit, récoltant ainsi quelques millilitres de colostrum que je donnais à Noah au biberon en complétant avec un peu de lait artificiel mais toujours après lui avoir proposé le sein en première intention histoire qu’il ne perde pas l’habitude. Et de cette manière Noah a "cassé sa courbe de poids" c'est à dire qu'il a arrêté d'en perde et commencé à en prendre. Sauf que, qui dit courbe de poids cassée et pas de complications, dit sortie de la maternité... Ainsi, le 3ème jour de mon séjour à la maternité, j'ai appris après la pesée du matin (à 11h) qu'on sortait le jour même et qu'il fallait libérer la chambre pour midi! Sentant ma montée de lait arriver, j'ai demandé si je ne pouvais pas rester un jour de plus histoire d'être aidée pour la mise en place de l'allaitement, car oui je comptais toujours allaiter... mais ce n'était pas possible...

J'étais totalement perdue et désemparée, le pire c'est que la sage femme et l'auxiliaire de puériculture qui se sont occupées de ma sortie avaient des discours diamétralement opposés. Quand l'une me disait d'oublier ma montée de lait et de serrer les dents pendant 4 jours le temps que ça passe l'autre me prescrivait une ordonnance pour la location d'un tire lait. Je suis donc rentrée chez moi, mon bébé sous le bras en mode "maintenant démerde toi".

L’allaitement n’ayant pas pu être mis en place correctement à la maternité, j’étais prête à faire une croix dessus sauf que je ne savais même pas quel lait artificiel acheter. Les compléments de la maternité étant des mini biberons déjà tout prêts, tout ce que je savais c'était qu'ils étaient de la marque Gallia. Comme Noah les tolérait bien j'ai donc acheté un lait 1er âge de cette marque. Concernant les biberons, j'avais reçu quelques jours avant la naissance de Noah tout un set de la part de la marque MAM je pensais donc être équipée


Vint alors la première tétée de Noah à la maison et là ça a été un des pires moments de ma vie puisque mon bébé a fait une fausse route. En l'espace de quelques secondes je l'ai vu devenir tout bleu et tout mou comme une poupée de chiffon, des secondes interminables... Heureusement, il a vite retrouvé son souffle et s'est remis à respirer mais ça reste de loin une des expériences les plus traumatisantes de ma vie. Une fois ses esprits retrouvés, pour Noah ça semblait être comme si rien ne s'était passé, il était juste affamé et réclamait son biberon. On a donc réessayé de lui donner et rebelote, en fait le lait coulait si vite qu'il n'avait pas le temps d'avaler et il s'étouffait... C'était pourtant une tétine du plus bas débit (car oui j'ai appris à ce moment-là que les tétines avaient des vitesses) mais habitué au « sein avant montée de lait » et aux tétines des biberons de la maternité hyper rigides il devait tirer tellement fort que ça coulait tout seul. 

Il était tard, je n'avais pas d'autre biberon et surtout je sentais ma montée de lait arriver, alors je l'ai mis au sein et ça a marché!  Les 2 jours qui ont suivi, je l'ai donc allaité exclusivement au sein. Puis j'ai reçu la visite de la sage-femme qui vient contrôler comment se passe le retour à la maison. Elle a pesé Noah et il faisait le même poids qu'à sa sortie de la maternité alors qu'il aurait dû en prendre, mais pour la sage-femme il n'y avait rien d'inquiétant étant donné que je mettais en place l'allaitement. Seulement lorsqu'elle est revenue 2 jours plus tard Noah avait perdu du poids, signe que l'allaitement ne se passait pas bien alors que j’avais du lait. Il a donc fallu compléter avec du lait artificiel... Sauf que j'étais terrifiée à l'idée de lui donner un biberon, tellement peur de revivre le même cauchemar!  En plus avec la chute des hormones, je me mettais facilement dans tous mes états. C'est donc en pleurs, paniquée au moindre bruit suspect de respiration ou de déglutition que j'ai donné un biberon à mon fils. Un biberon d'une autre marque que le chéri était allé acheter exprès et qui malheureusement ne convenait pas non plus à Noah puisqu'il avait encore manqué de s'étouffer... 

A ce moment-là j'étais juste désespérée, mais traumatisée par les biberons, j’étais déterminée à réussir mon allaitement et suis allée chercher du soutien auprès de mes copines qui avaient allaité et d'Aurélia, une conseillère en lactation que j'avais rencontrée quelques semaines auparavant lors d'une mum to be party. Aurélia était en vacances à ce moment-là mais avec toute la gentillesse et toute la bienveillance qui la caractérisent, elle a pris du temps au téléphone avec moi pour élaborer un plan de sauvetage de mon allaitement le temps qu'elle revienne de vacances et puisse voir sur place ce qui clochait. Ce plan consistait à nourrir Noah au lait artificiel (en essayant toutes les marques de biberons s'il le fallait) car la priorité était qu'il mange et reprenne du poids mais en continuant en parallèle à stimuler ma lactation en repassant au tire lait toutes les 3h (histoire de pouvoir encore avoir du lait quand Aurélia rentrerait). Ça n'allait pas être facile mais j'étais motivée à bloc pour pouvoir nourrir mon fils correctement. Seulement, au moment où je raccrochais le téléphone avec Aurélia j'ai reçu un appel m'annonçant une terrible nouvelle: une de mes amies venait de décéder brutalement, comme ça, à 29 ans, laissant ses deux petits bouts de 2 ans et demi et 6 mois. Je vous laisse imaginer l'état dans lequel j'étais....


J'ai alors pris une décision radicale: pour le bien de mon bébé j'arrête de m'obstiner avec l'allaitement. Convaincue qu' il valait mieux pour Noah du lait artificiel et une maman qui se préserve pour faire face à tout ce qu'il lui arrive plutôt que du lait maternel avec une maman au fond du gouffre. Et cette décision n'a pas été facile, j'ai énormément culpabilisé. Je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à allaiter mon fils alors que c’est ce qui est prévu par la nature et je vivais ça comme un véritable échec personnel. L'état émotionnel dans lequel j'étais à ce moment-là était vraiment très difficile à gérer et j'ai dû énormément prendre sur moi pour essayer de ne pas communiquer mon stress à Noah, surtout durant la prise des biberons. Et je peux vous dire que je n'ai jamais eu une aussi grosse boule au ventre de ma vie. En plus le chéri était totalement dépassé par la situation, il n'osait pas donner le biberon à Noah de peur qu'il refasse une fausse route et ne savait pas trop comment réagir lorsque j'étais au plus mal mais on s'en est sorti et aujourd'hui quand j'y repense, je n'ai pas honte de le dire, je suis vraiment fière de nous! 

On a fini par trouver le biberon qui allait bien, on a pris confiance tous les 2 et on a tout fait pour que Noah remonte sa courbe de poids quitte à mettre un réveil toutes les 3h pour le nourrir. Car, affaibli, Noah était en mode « économie d’énergie » en passant son temps à dormir et en ne réclamant pas à manger. Alors oui, j’ai réveillé mon bébé pour lui donner à manger toutes les 3h et au bout de quelques jours il avait rattrapé sa courbe de poids. On allait le peser 2 fois par semaine à la PMI et voir les chiffres grimper sur la balance m’a énormément aidée à déculpabiliser d’avoir laissé tomber l’allaitement.

J’étais également rassurée de pouvoir contrôler les quantités prises grâce aux biberons. En plus, au fil du temps le chéri a pris confiance et a commencé à donner des biberons, ce qui a pu me dégager du temps pour moi et ça ça m’a fait un bien fou. J’ai pu par exemple m’absenter sereinement une journée entière quand Noah avait 2 semaines afin d’assister aux funérailles de mon amie, chose extrêmement importante pour moi et que je n’aurais sans doute pas pu réaliser en allaitant. Histoire de pouvoir évacuer et me vider l’esprit je sortais régulièrement, je participais à des évènements blog ou promenait longuement Gimmy. Ce n’était jamais long à chaque fois, 1 ou 2h tout au plus mais j’étais parfaitement sereine pendant ces labs de temps et c’est ce qui m’a aidée à tenir bon. 


Car on ne va pas se mentir, même sans tout ce qui m’est arrivé, l’après accouchement c’est quand même une période difficile pour la maman. On est totalement livrés à nous même en sortant de la maternité, on se pose des milliers de questions, on a peur de ne pas bien faire les choses… Un stress énorme auquel s’ajoutent les douleurs physiques, le manque de sommeil et la chute des hormones. Du coup, avec du recul, je me dis que j’ai vraiment bien fait de passer au biberon car l’allaitement aurait été beaucoup trop lourd pour moi. Surtout que Noah se porte à merveilles, il explose ses courbes de taille et de poids et n’a eu aucun souci de coliques ou de reflux. Alors bien évidemment, tout ceci n’est que mon histoire, dans un contexte bien particulier et certainement que d’autres personnes auraient agi différemment mais en tout cas voilà comment ça s’est passé pour nous, et je n’ai aucun regrets !

A très vite!

18 commentaires:

  1. coucou
    j'ai beaucoup apprécié tout article, émouvant et vrai.
    je ne te cache pas que je n'ai pas allaité ma fille et je n’allaiterai pas non plus mon 2ème bébé. certains me regardent de travers mais c'est un choix, c'est mon choix.
    A coté de ça, j'avais peur de sortir de la mat car le retour à la maison, seule avec papa et bébé m'angoissait terriblement. Surtout que c'était un dimanche. Je me disais mais comment on va faire ?
    Notre fille était et est toujours une petite crevette qui ne grossit que très peu. Au début, nous avons, comme beaucoup de parents, essayé une tonne de marque de biberon, de tétines, de lait... jusqu'à à ce qu'on trouve la bonne.
    Certains moments ont été très dur car ma fille avait un rgo mais on s'en est sorti. On peut être fier, tout comme vous.
    Etre parent, ça s'apprend, tous les jours, toute la vie et c'est un long chemin.
    Je vous souhaite donc tout le bonheur du monde.
    bisous

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    1. Coucou :-)
      oh merci ♡ C'est quand même dingue qu'aujourd'hui on puisse être mal à l'aise sur un sujet comme l'allaitement... Les gens ont le chic pour juger, c'est pas comme si devenir parent était déjà suffisamment stressant! En tout cas temps que toi tu fais comme tu le sens que ça se passe au mieux pour ton bébé c'est l'essentiel ;-) Vous pouvez aussi être fiers d'avoir géré, franchement on ne s'attend pas forcément à devoir affronter autant d'obstacles en devenant parents, ils oublient de nous y préparer ( j'ai l'impression que ma préparation à l'accouchement ne m'a quasi servi à rien).
      Plein de bonheur également à ta jolie famille!
      Des bisous

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  2. Fancy dresses and tea16 mars 2017 à 22:01

    Et bien après avoir lu l'article de Laura, je vois que ta maternité n'est pas terrible non plus! Moi ils voulaient me garder un jour de plus pour s'assurer que l'allaitement était bien en place! C'est vraiment pas facile l'allaitement et meme ayant réussi j'ai eu beaucoup de difficultés et voulu arrêter plusieurs fois car comme tu dis, on a la boule au ventre et avec tout le stress et la fatigue, c'est vraiment un période de merde en tant que femme! Et un peu comme toi, une de mes tantes est décédée un mois après la naissance de ma fille mais allaitant je n'ai pas pu assister à l'enterrement car elle habitait trop loin ... le meilleur choix c'est au feeling!

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    1. Ah non mais comparé à Laura moi franchement c'était grand luxe! Mais c'est quand même dingue la différence de traitement que tu peux avoir d'une maternité à une autre... Et surtout pour des professionnels, je trouve ça tellement incroyable d'avoir ce genre de comportements surtout qu'ils savent très bien qu'entre les hormones en folies et le stress de devenir parents on n'est pas vraiment nous même dans ces moments là...Plus après tout les aléas de la vie qui viennent s'y rajouter, je suis d'ailleurs sincèrement désolée pour ta tante ♡ se ne sais malheureusement trop bien comme cela a dû être difficile.

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  3. Eh bien encore un exemple d'un mauvais encadrement de la part de la mat', d'un mauvais suivi en sortant...Pff. Louis aussi s'endormait à la mat', ou alors tétouillait pendant une heure sans vraiment manger. Il y a un point sous le pied pour le stimuler, je peux te dire que j'ai fait pression dessus un paquet de fois pour qu'il s'active un peu :-)
    Tu as bien fait de ne pas t'acharner si tu ne le sentais pas, n'aies pas de regret. Gros bisous

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    1. Non mais j'étais loin de m'imaginer que cela pouvait se passer ainsi, franchement il faut le vivre pour le croire :-/ Je pense avoir à peu près tout essayé pour stimuler Noah mais rien n'y faisait et puis franchement même si ça avait marché, l'allaitement a l'air si éprouvant, avec les aléas de la vie que j'ai connus en sortant de la maternité je ne suis même pas sûre que j'aurais continué... Enfin on ne le saura jamais et tout ce qui compte effectivement c'est qu'aujourd'hui Noah soit en pleine forme et que je n'aie aucun regret ♡
      Bises

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  4. J'aimais déjà beaucoup tes articles mais celui-ci m'a vraiment le plus touchée. Tu as vraiment été hyper courageuse et connue une situation particulièrement stressante. Je sais pas si j'aurai réussi à surmonter tous ces obstacles. Le mental joue beaucoup donc vraiment un grand bravo pour avoir réussi tout ça !! ;)
    Et toute mes condoléances pour ton amie... C'est toujours dur de perdre quelqu'un de proche... :(

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    1. Oh merci je suis très touchée par ton commentaire ♡ Tu sais sur le moment tu ne penses qu'au bien être de ton bébé et tu te découvres une force intérieure insoupçonnée jusque là ;-)

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  5. Oh la la ma pauvre ! J'ai revécu ce stress qu'éprouvent le jeunes mamans face à l'inconnu en lisant ton article !
    Je suis sincèrement désolée pour ton amie, ça a du être terrible pour ses proches...
    La maternité où tu es allée ne t'a pas vraiment aidé dis donc :/ C'est ce que je disais à mon mari mais heureusement que notre instinct de parents se manifeste sinon on serait vraiment dans le caca ! C'est vraiment déstabilisant cette période quand même...
    J'ai une question: tu penses allaiter à nouveau si tu avais un 2eme enfant ?
    Je me pose la question en ce moment surtout que je continue d'allaiter Estao encore aujourd'hui mais c'est tellement difficile...

    Bisous ma jolie !

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    1. Merci Julie ♡ Oh oui je ne pensais pas que cette période serait aussi déstabilisante, et puis surtout qu'on puisse être aussi mal encadré :-/ Enfin on s'en sort quand même mais bon c'est hyper stressant... Pour répondre à ta question, je pense que j'essayerai car je suis toujours convaincue que le lait maternel est ce qu'il y a de meilleur pour le bébé, par contre si dès le départ ça ne fonctionne pas comme ça a été le cas avec Noah je ne chercherai pas à m'acharner et passerai direct au biberon, j'ai pas du tout envie d'être misérable devant mon bébé ;-)
      Des bisous ♡

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  6. J'ai eu le même soucis... sauf qu'il avait perdu plus de 10% de son poids.
    Il n'avait pas de complément au lait maternisé car j'ai commencé à tirer mon lait dès le jour 2.

    J'avais plein de lait, la montée de lait s'était faite, mais il n'arrivait pas à teter et se fatigait beaucoup.
    Je suis rentrée chez moi avec le tire lait et le biberon mais ce n'était plus une vie... 30 minutes pour tirer le lait, puis lii donner, 20 minutes... le tenir à la verticale et le faire roter pendant minimim 30 minutes. Le recoucher, les pleurs et les vomis à cause du rgo. Ça toutes les 3h ����.
    Je n'ai presque pas dormi durant tout ce temps et je me suis retrouvée à 40 de fièvre avec une pyélonéphrite qui m'a achevé.
    Allaitement 8 jours aussi.

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    1. Oh ma pauvre, effectivement ça n'a pas du être facile du tout! Je n'en reviens toujours pas de voir combien l'allaitement peut être difficile, mais comment faisaient-ils avant, puis même encore aujourd'hui dans certains pays... Dans un cas comme ça tu as bien fait d'arrêter, certes le lait maternel est sensé être ce qu'il y a de mieux pour bébé mais il ne faut pas que la maman soit au fond du gouffre pour autant! Surtout que c'est déjà une période suffisamment difficile entre les hormones, le manque de sommeil et les éventuelles douleurs physiques qui se réveillent. J'espère qu'aujourd'hui ton petit bout se porte à merveilles et que tu as pu trouver un rythme te permettant de te préserver pour être en forme ♡

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  7. Merci beaucoup pour cet article. Je me suis revue dans cette période difficile. La maternité dans laquelle j'ai accouché m'a aidé dans l'allaitement, mais je percevais leur aide un peu brève, comme s'ils n'avaient pas le temps. J'ai eu énormément de crevasses et très peu de membres du personnel ont pris le temps de regarder s'il prenait bien le sein. Du coup, j'ai eu droit aux bouts de seins (dont je ne peux me séparer encore aujourd'hui, après 4 mois, puisque mon fils n'arrive pas à têter sans). J'ai ce sentiment d'avoir tout raté... À force d'entendre que l'allaitement est ce qu'il y a de mieux, je n'osais pas renoncer. Aujourd'hui, suite à une candidature pour du travail, je me prépare à passer au mixte, mais je culpabilise beaucoup...

    En tout cas, bravo à toi pour ce courage. Ce n'est pas la meilleure période dans une vie que celle qui suit l'accouchement. Devoir affronter un déces n'a pas du être facile pour toi...

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    1. Oh je t'en prie, je crois que ça m'a fait beaucoup de bien de l'écrire ♡ c'est vrai que c'est une période hyper difficile et même quand on a la chance d'avoir été encadrée à la maternité, il y a tellement d'autres paramètres qui entrent en jeu... Les bouts de seins ne sont pas un échec, la preuve tu as réussi à allaiter plus de 4 mois avec! Moi, même avec, Noah n'arrivait pas à téter correctement...Et puis tu sais, je suis convaincue qu'il vaut mieux un allaitement mixte ou du lait artificiel et une maman qui se sent bien plutôt qu'une maman qui subit son allaitement... Passer au mixte ne fera pas de toi une mauvaise mère! Il faut juste que tu fasses les choses comme tu le sens et que ça te rende heureuse ♡ Il y aura toujours des gens pour donner leur avis, mais c'est TA vie et celle de TON bébé alors c'est vraiment au feeling!
      Oh je suis bien d'accord, l'après accouchement ce n'est vraiment pas une partie de plaisir mais bon ainsi va la vie, dans n'importe quel contexte, perdre un proche n'est jamais évident...

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  8. c'est bien dommage que tu aies été si mal accompagnée, et ce dès la maternité.
    Je trouve ça désolant des maternités aussi peu formées sur le sujet

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  9. j'espère que ce que je vais t'écrire ne te culpabilisera pas car je n'ai pas vraiment de position à prendre et toi même le dit très bien le lait maternel est bénéfique pour l'enfant.
    Je suis maman de 4 garçons avec de longues périodes d'allaitement (environ 18 mois). Je suis toujours toujours en mode vache à lait mdr car le dernier n'a même pas encore 3 mois.
    Je connais les angoisses par lesquelles tu es passée, car à chaque accouchement, c'est la même peur: pourvu que l'allaitement se passe bien!!!???
    De mon coté, j'ai pas mal d'expérience maintenant mais c'est vrai que pour le 1er enfant on vogue vers l'inconnu et c'est le plus stressant.
    L'allaitement entre 1 à 2 semaines, aïe aïe aïe bobo les crevasses!!!
    Il faut savoir aussi que les 1ers jours bébé dort beaucoup et se remet de ce son long voyage vers la vie!!!
    Généralement la 2ème ou 3ème nuit c'est terrible, c'est ce qu'on appelle sa nuit de java, il dort pas et quand c'est le 1er, c'est la panique car on ne comprend pas pourquoi il pleure autant (alors que les jours précédents c'était cool raoul!!!).
    En plus à la maternité si vous ne tombez pas sur les perles qui ont l'expérience et la patience de tout vous expliquer, ben c'est pas gagné!!!
    Sans oublié leur histoire de courbe qui met bien la pression.
    Je ne suis pas une adepte du lait industriel (de par sa composition) et du coup à chaque accouchement j'espère pouvoir allaiter facilement.
    Après c'est vrai que l'allaitement peut etre un peu contraignant, qu'on a toujours l'impression d'avoir ses enfants en mode porte clefs, toujours avec soi. Que l'on redoute les sorties, en espérant qu'il ne réclame pas et que du coup les courses c'est en mode speedy gonzales.Il est possible de le faire garder mais en ayant le matériel adéquate (tire-lait et bib).
    Mais sinon, il y a beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients: on est sure de ce que l'on donne, bib toujours à porter de mains et à bonne température (je ne m'imagine même pas me lever la nuit préparer le bib, déjà que je change les couches les yeux fermés mdr); puis après avec le temps on s'adapte, on trouve des endroits pour allaiter tranquille (la voiture, cabine d'essayage... le dernier truc en date c'est dans un bureau de mon ophtalmo, d'ailleurs un grand merci à la secrétaire qui a proposé sans que je demande!!!). Puis je trouve que c'est un moment très particulier entre mère et son enfant. Je le remarque surtout avec le dernier car mes journées sont un peu speed avec 4 garçons. Une fois qu'il est posé au sein c'est notre moment comme un calin, un instant où l'on profite l'un comme l'autre et je craque toujours lorsque je vois ses petits yeux se lever vers mon visage!!! Mes enfants sont très peu malade. Par contre, moi je maigri pas pendant l'allaitement, au contraire, j'ai même plus d'envie que lorsque je suis enceinte grrrr.
    Voilà ce que je peux donner comme conseils pour l'allaitement: mangez bien, buvez beaucoup d'eau, reposez vous au maximum car la fatigue et le stress sont
    choses qui jouent en défaveur sur la lactation.Je te rappelle que mon message n'est en aucun cas signe de reproche ou autre. Je te souhaite bonne continuation et je suis sure que pour le prochain, ça se passera beaucoup mieux ;)

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  10. Ton article m'a beaucoup touché, tu as vraiment eu beaucoup de courage. C'est vraiment idnamissible que ta maternité ne t'ait pas soutenu, ils doivent accompagner la maman quel que soit son choix. Pour ma part, j'ai eu beaucoup de chance. Au départ je ne savais pas si j'allais allaiter, je partais même plutôt défaitiste mais je voulais quand même essayer. Et contre toute attente, peut-être l'instinct maternel, allaiter m'a paru comme une évidence ! Au début j'ai eu mal, ma fille a perdu 10% de son poids, j'ai failli arrêter mais j'ai été soutenu et conseillé, ça a sauvé mon allaitement. J'ai eu ma montée de lait le 3ème jour et je n'ai pas été mis dehors comme toi, je suis restée un jour de plus. A la maison, j'ai eu l'aide des sages-femmes et j'allais à la PMI tous les lundis pour la peser et avoir encore plus de conseils. Aujourd'hui Fiona a 6 mois et je l'allaite toujours.
    Je n'ai pas beaucoup entendu parler de la fausse route mais il faudra peut-être que je me renseigne, j'étais la chair de poule rien qu'à imaginer ce que tu as vécu, quelle frayeur ! Je pense que si ça m'arrivait, je serais terrosier et je mettrais aussi un bon moment à reprendre confiance...
    En tout cas bravo pour ton parcours et l'important dans tout ça c'est que ton petit amour aille bien et que toi aussi :)
    Bisous ♥

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  11. Merci pour ce bel article ;) je ne suis pas enceinte ni ne projette de l'être dans les mois à venir (un jour j'espère !) mais j'ai quand même beaucoup d'intérêt pour ce type d'article et vous êtes plusieurs mamans à avoir évoqué le sujet récemment sur vos blogs.
    Pour moi qui ne souhaite pas allaiter, vos revues me font penser que j'ai raison^^ dans le sens où ça n'a pas l'air si simple et naturel qu'on voudrait nous le faire croire.
    Je changerai peut être d'avis bien sur avec l'instinct maternel mais ça reste à voir ! Personnellement j'ai été "biberonnée" et je ne suis pas souvent malade...et je connais des enfants qui ont été allaités et qui sont tout le temps malade donc je pense que l'argument "santé" n'est pas vraiment recevable.
    En tout cas tu as dû avoir tellement peur avec la fausse route olala ! Mais je suis contente que tout aille bien pour ton Noah aujourd'hui <3

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